Comment booster mon apprentissage du vocabulaire dans une langue étrangère ?


Vous voilà confronté à de nouveaux challenges sur votre lieu de travail (négocier avec des fournisseurs, gérer une équipe, traiter des réclamations) et vous vous rendez bien compte que votre vocabulaire est encore assez pauvre ou peu étendu. Le but de l’exercice n’étant pas d’apprendre le dictionnaire par cœur, il semble opportun d’attirer votre attention sur des apparentes évidences qui vont vous permettre d’apprendre plus de mots en moins de temps que beaucoup d’autres personnes n’ont pu le faire jusqu’à présent !

En premier lieu

Il faut que vous appreniez à distinguer, à repérer, à cerner les mots utiles à votre apprentissage, selon vos priorités d’ordre professionnel et/ou personnel. Les mots ne doivent pas devenir des maux ;-). Que ce soit lors d’une formation au Luxembourg ou après un cours de langues, vous n’êtes plus des enfants obligés d’apprendre des listes sans grand intérêt apparent ; vous pouvez vous constituer votre propre corpus au moyen de techniques simples :

 

  • Catégorisation à l’aide de chiffres 1-2-3 : Les mots importants sont placés en colonne/case 1, les mots moins importants en case 2 et les mots ‘inutiles’ à l’instant T en case 3. Vous pouvez utiliser la variante de la catégorisation par couleur (comme le feu tricolore).
  • En somme, devenez maître de votre apprentissage. Consultez votre formateur ou formatrice à EVAtraining qui vous guidera dans cette démarche.

Bien avoir conscience que connaître un mot, c'est :

  • savoir ce qu’il veut dire (ex. les faux-amis), 
  • savoir comment il s’écrit (adresse – address), 
  • savoir comment il se prononce (year) et s’accentue (develop), 
  • savoir dans quel registre de langue il s’utilise (hassle – inconvenience), 
  • savoir dans quel pays ou région il s’utilise (UK : flat/ US : apartment), 
  • savoir s’il est toujours utilisé, encore en usage en somme, (ex. : ‘maille’ vs. ‘pèze’)
  • savoir s’il s’accompagne de finesses de construction (depend on – suggest + V-ing), 
  • savoir quels sont les mots de la même famille, assimilables plus aisément lorsque l’on travaille sur les formes dérivées, 
  • savoir d’où il vient pour noter d’éventuels glissements sémantiques (sympathique/sympathetic),
  • savoir de quel champ lexical il participe,
  • savoir son genre pour certaines langues (Abteilung > die)

Pour ceci, vous pouvez utiliser des techniques d’activation mémorielle simples et efficaces :

  1. Distinguez l’approfondissement passif (soyez vigilant/es, j’entends le mot dans le bus, à la radio ; je le lis dans un journal, sur un sous-titre…) de l’approfondissement actif  lié aux techniques d’association (bonne+heure > bon(ne)heur(e)) ou techniques d’opposition (antonymes :  nuit//jour, employé//employeur)…
  2. Multipliez les canaux d’apprentissage et de pratique : travaillez sur l’orthographe, sur la prononciation, sur l’usage,… créez vos propres quiz, en partant de l’écrit pour aller vers l’oral et vice-versa ! Personne ne vous notera mais vous verrez bien vite l’effet gratifiant d’une telle pratique.
  3. La réactivation va accentuer la consolidation – Idéalement, la réactivation se fera de manière régulière mais espacée dans le temps, la mémorisation n’en est que meilleure ainsi – Passer des heures consécutives  sur une même liste n’est pas d’une grande utilité, autant revoir la même liste par séances de 10 minutes toutes les semaines, puis tous les mois, tous les ans… Enfin, cela peut paraître évident à dire mais si vous révisez une liste de vocabulaire, ne passez pas de temps sur les mots que vous connaissez déjà (le syndrome de la liste… ;-))
  4. Fixez-vous une règle et une discipline : j’apprends 4 mots par jour * 365 jours par an = presque 1500 mots actifs / 1 an, c’est un excellent début !

Je me teste 1 fois par semaine sur 20 mots et ainsi de suite…

 

Imaginez qu’à EVAtraining, des stagiaires qui sont en formation durant 3 ans, peuvent acquérir jusqu’à 5000 mots du niveau A0 au niveau B1, c’est prodigieux ! Lorsque l’on apprend au travers de différentes études que les adultes utilisent en moyenne 200 à 500 mots différents en 1 journée, c’est un beau challenge, finalement assez facile à relever, pas vrai ?

Enfin nous ne terminerons pas cet article sans mentionner quelques outils :

  1. Le dictionnaire ou les lexiques : le meilleur livre d’apprentissage d’une langue est le dictionnaire car il permet de quasi-tout apprendre, soyez curieux et gardez-en toujours un près de vous. A l’heure du web et des TIC, les dictionnaires interactifs (plate-forme, CD-rom) permettent beaucoup plus de choses, notamment de travailler sur la dimension orale ; certains proposent même des exercices de vocabulaires tout prêts et redoutablement efficaces.
  2. Trouver des ressources prêtes à l’emploi tels des sites spécialisés détaillant des listes, comme celle des 10 verbes les plus utilisés en anglais ou encore celle des 50 mots nécessaires à la correspondance électronique… 
  3. Constituer votre propre répertoire au format papier ou sous Word car ce logiciel a l’avantage de proposer le tri alphabétique et l’organisation par colonnes pour placer les mots en contexte et les champs lexicaux desquels participent les mots. Ex. : colonne 1 : auditoire (FR) colonne 2 : audience (EN) colonne 3 : The HR director tailored his speech to the audience.

 

Bonne chasse aux mots !

Écrire commentaire

Commentaires: 0