Entre coaching et formation, il faut choisir (sans aller jusqu’à faire un coaching pour faire ce choix)

Coaching ou formation, il faut choisir.

Aujourd’hui Amaël Meignan rencontre Raphaele Cardon qui a la double casquette et chance d’être à la fois formatrice et coach professionnelle et surtout d’en avoir fait son activité principale !

 

Etant donné que certains formateurs se voient- se croient coachs du jour au lendemain et que des coachs expliquent que leur spécialité décriée par ceux qui ne la pratiquent pas et largement adulée par ceux qui en ont eu recours est bien loin de l’acte de former, nous avons souhaité en apprendre un peu plus sur cette querelle de clochers afin de (tenter de) remettre l’église au milieu du village (global luxembourgeois)

Amaël MEIGNAN : Coaching, coaching... le mot en lui-même fait déjà débat et semble renvoyer à beaucoup de représentations diverses voire de concepts assez éloignés les uns des autres (coach sportif, coach de vie, coach du logement !) mais avec un dénominateur commun : l’aide du prochain ? Ou est-ce trop simpliste et anachronique comme approche ?

 

Raphaele CARDON : Le terme de ‘coaching’ est trop souvent galvaudé.  Le coaching n’est pas une aide mais un accompagnement dans un cadre professionnel. Un objectif  est clairement défini ainsi que des critères permettant d’évaluer son atteinte. Un plan d’action est enfin mis en place et celui-ci est coopté avec le/la coaché.

AM : Raphaele, tu étais formatrice avant de devenir coach, qu’est-ce qui t’as amené à embrasser ces 2 carrières ?

 

RC : Je suis formatrice en langues et coach professionnel.  Mes capacités d’écoute et mon envie d’accompagner dans un contexte professionnel m’ont naturellement amené au coaching.  Pour information, je suis coach professionnel certifié (niveau 1 RNCP).

AM : Est-ce qu’il t’est aisé de bien distinguer ton activité de coach de celle de formatrice ?

 

RC : Mon activité de coaching est indépendante de celle de formatrice. Mes clients sont des entreprises ou des individuels qui signent un contrat tripartite ou bipartite pour des séances  de coaching. D’ailleurs, le ou la coaché€ peut décider d’arrêter après 3 ou 4 séances, il y a une grande souplesse ; à noter que ceci peut également être la volonté du coach d’arrêter les séances et d’orienter le coaché vers une formation en gestion du temps par exemple.

AM : Quelle gratification, bien entendu au-delà de tes honoraires (rires), retires-tu de tes interventions en tant que formatrice et de celles en tant que coach ?

 

RC : Gratification! Aucune! Mes activités professionnelles m’apportent sens, plaisir et me permettent de valoriser mes atouts.

AM : C’est une belle réponse ! Beaucoup de salariés s’improvisent formateurs (nous le constatons très souvent au démarrage de nos formations de formateurs) ou coachs – à ton avis, toi qui as également fait du recrutement par le passé, comment bien choisir l’intervenant, en l’occurrence l’intervenante ?

 

RC : Une solide formation professionnelle certifiante, un mémoire de recherche, l’affiliation à une accréditation (EMCC ou ICF), une supervision ou encore un code de déontologie feront la différence... Mais la plupart des Responsables des Ressources Humaines (parfois eux-mêmes coachs ou sensibilisés à cette discipline) demandent des certifications de ce type.

AM : Raphaele, merci beaucoup de ces précieux éclairages, peut-être que certains hésitaient à franchir le pas et espérons que tes propos les auront aidés à aller de l’avant ! Comme à l’accoutumée, je laisse le mot de la fin à notre interviewée !

 

RC : Le coaching est l’art d’aider une personne, un coaché à trouver ses solutions et à atteindre un objectif. Ce n’est ni une thérapie, ni du conseil. Avis aux amateurs ! Merci à toi également, Amaël


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