Comment mieux gérer son stress et booster sa confiance en soi ? Améliorer sa prise de parole en public peut faire la différence !

Booster sa confiance en soi

Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à un thème qui touche tout le monde que l’on soit émetteur du message ou son récepteur… En effet, si une personne a peur de prendre la parole en public, en tant que membre du public, vous serez certainement incapable d’accéder à tout ou partie du message. Grand nombre d’éminents chercheurs, de chefs d’entreprises, de chargés de projet ont à jour à communiquer des résultats, présenter une nouvelle stratégie devant des salariés, clients, fournisseurs ou autres partenaires. Cela est un vrai exercice de style qui demande de la compétence (ensemble des savoirs, savoir-faire, savoir-être, savoir-créer…) de l’expérience, car c’est en forgeant que l’on devient forgeron et une certaine forme d’appétence pour cet exercice. A défaut de vous motiver, nous allons, à travers l’interview qui suit, vous inciter à respecter quelques règles de base afin de poser votre cadre et faire passer votre message selon votre style d’orateur.

Amaël Meignan, directeur d’EVAtraining : Dr Schinzel, lorsque nos lecteurs lisent ce thème/cet intitulé, beaucoup d’entre eux s’imaginent sûrement qu’il s’agit d’un orateur face à un grand auditoire… Pourriez-vous nous en apprendre plus à ce sujet ? Est-ce que seule la taille du public compte/est déterminante ?

 

Dr Ursula Schinzel, formatrice-chercheuse : La taille du public est toujours importante à savoir. Comme orateur, une des premières questions à poser est la suivante : combien de personnes vont être présentes ? Dix personnes ? Une cinquantaine ou même une centaine de participants? On trouve aussi des groupes plus restreints de 2 à 5 personnes et bien sûr 1 seule et unique personne… L’orateur doit absolument connaître la taille de son auditoire. Il y a d’autres éléments à connaître : l’âge, le sexe, la nationalité, la culture, entre autres. Je recommande toujours à mes orateurs-stagiaires de connaître mieux leur auditoire que l’intérieur de leurs poches. Ceci contribuera au succès ou à l’échec de ma présentation…

Amaël Meignan : Il est connu que la parole est un des canaux universels qui nous permet d’aller vers l’autre (que ce soit un nouveau chef, une collègue ou encore un stagiaire, dans le monde professionnel, en l’occurrence), or grand nombre de personnes ont peur de s’exposer, certains rougissent, d’autres encore, même si c’est moins fréquent, sont pris de crises de panique… comment alors les aider à découvrir leur propre potentiel ?

 

Dr Ursula Schinzel : En effet, parler en public, s’exposer, n’est pas facile. Dépendant du sujet à présenter, les peurs et les crises de paniques sont vraiment justifiées. Il y a des personnes qui aiment parler en public, ces personnes sont nées ‘présentateurs’, par exemple Rudi Carrell (Rudi Carrell Show) ou Stefan Raab (Schlag den Raab) en Allemagne. Et il existe des personnes qui sont un peu plus timides à s’exposer. Vous devriez alors peut-être reformuler votre question ainsi : Est-ce que l’on peut apprendre à parler en public ? Ma réponse est : oui et non. Je suis convaincue du fait qu’il y est possible de s’améliorer à parler en public, mais ‘aimer’ s’exposer ne s’apprend pas.

Amaël Meignan : Lorsqu’on est amené à ‘surfer’ sur des sites d’organismes de formation proposant ce type de formation, il est question de truc pour tuer le trac, de conseils pour bien articuler… Est-ce bien suffisant selon vous ? Au regard de vos expériences d’oratrice et de formatrice, si vous deviez uniquement retenir les 3 ingrédients pour que la recette prenne, quels seraient-ils ? Allez-vous accepter de livrer ici quelques-uns de vos secrets à notre lectorat ou faudra-t-il attendre le jeudi 17 novembre ?

 

Dr Ursula Schinzel : Quand vous demandez à un agent immobilier : « quels sont les 3 critères d’achat d’un bien immobilier ? », il vous répondra à coup sûr : l’emplacement, l’emplacement et l’emplacement ». Selon moi, quels sont les 3 critères les plus importants ? Eh bien, je vous laisse y réfléchir.

Amaël Meignan : Si les personnes qui nous lisent n’ont pas le temps de prendre part à la prochaine formation donnée par EVAtraining, pensez-vous qu’il leur sera possible de s’entraîner à la prise de parole en public en solo ou, pour mieux formuler la question, d’atteindre leur objectif en autodidacte?

 

Dr Ursula Schinzel : Vous savez que je suis aussi monitrice de sport, et un de mes exemples préférés est toujours celui-ci : « Si vous voulez apprendre à nager, que devez-vous faire ? …… Nager ! » Cela ne sert à rien de faire du vélo si vous voulez améliorer votre style de natation. Cette même règle s’applique aussi à la prise de parole en public. Je répète : ‘En public’. Cela ne sert à strictement rien de parler devant votre ordinateur – à part connaître votre discours par cœur – si vous avez peur de vous exprimer devant un public. Si vous voulez améliorer votre technique devant un public : il faut vous présenter en public. Répétez, répétez, répétez !  

Amaël Meignan : Paroles, paroles… oui, mais le silence dans tout cela… Quel rôle joue-t-il selon vous ? Est-il si déterminant dans un échange ? Certains l’interprètent comme un manque de confiance en soi ; d’autres suggèrent un signe d’écoute active… Pourriez-vous nous éclairer à ce sujet ?

 

Dr Ursula Schinzel : Un proverbe existe et dit ceci : « La parole est d’argent, le silence est d’or. » L’orateur bien expérimenté sait utiliser ‘le silence’ comme technique très puissante pendant son discours. Encore une fois : cela doit être appris et bien maîtrisé, autrement le résultat pourrait être justement le contraire, et encore une fois : un silence, et pas dix, vingt ou cent silences. Le silence est une technique comme les autres techniques de l’orateur pour rendre son discours plus intéressant. Lors de notre formation, nous allons en expérimenter d’autres.

Amaël Meignan : Dr. Schinzel, nous arrivons au terme de cette interview, et j’aurais voulu savoir si vous aviez quelques anecdotes croustillantes à relater à nos lecteurs, tirées de votre expérience personnelle ou bien du vécu de vos stagiaires en salle de formation. Cette évocation pourrait permettre à celles et ceux qui nous lisent de se sentir plus rassurés dans leur quotidien d’orateur (en réunion ou en entretien par exemple…)

 

Dr Ursula Schinzel : Des histoires croustillantes, il y en a toujours, mais je ne voudrais pas terminer là-dessus, je pourrais certes évoquer celui qui tombe du podium, sans oublier celle qui a la coiffure mal terminée ou un morceau noir coincé entre les dents, … Non, laissez-moi plutôt finir sur une belle anecdote qui attirera l’intérêt du public pour la prochaine formation : durant cette formation ‘prise de parole en public’ je propose d’aller nous adresser aux … arbres.

 

Amaël Meignan : eh bien merci pour cette chute (heureusement pas d’arbre bien entendu). Dr Schinzel, je vous remercie d’avoir répondu à mes questions et vous souhaite de bonnes prises de parole en public !

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